Le défi de la faim

Nourrir toute la population mondiale est d'abord un défi qui sera long et dur à relever. Il faudra révolutionner les pratiques agricoles sur les trois points suivant :

Le défi technique

      Pour que la faim disparaisse, les agriculteurs devront produire plus et pour de plus en plus de citadins. En effet, ces personnes ne produisent pas et ont souvent pas assez d'argent pour acheter ce qu'il faut pour manger. Donc les produits agricoles sont exportés et transformés pour subvenir aux besoins. Or, ceci à un prix qui peut être élever. Puis, avec des modes de consommation qui changent, les industries agroalimentaires doivent s'adapter. On estime que d'ici à 2050 il faudrait multiplier par deux la production alimentaire mondiale et par cinq en Afrique. Mais cela relève d'un défi immense car les surfaces dédiées aux cultures viennent déjà à manquer.

Le défi économique

      L'alimentation des populations dépend des marchés. Ceux qui sont excédentaires vendent à ceux qui sont déficitaires. Ceci concurrence les petites productions vivrières. Puis, pour que tout le monde ait à manger, il faut que les prix soient abordables à tous. Mais si les prix sont bas, les paysans qui vendent ne gagnent pas assez pour se nourrir, donc il faut qu'ils cherchent un autre emploi.

Le défi politique

     Avant de lutter contre la faim, il faut d'abord lutter contre la pauvreté. Le chômage, les guerres ou encore des revenus faibles sont les causes de la pauvreté. Pour avoir moins de chômage, les personnes doivent avoir recours plus facilement aux formations pour réussir. Des Etats se servent aussi de la nourriture pour faire du chantage. Par exemple, l'Etat confisque la nourriture aux populations pour qu'elles partent de certaines régions. Actuellement, sur les 6 milliards d'habitants, on compte 1,1 milliard de très pauvres, vivant avec moins de 1$ par jour; pourtant ce sont ces pays qui connaitront la plus forte croissance.

 

      Pour produire les aliments, les sols et l'eau sont les facteurs essentiels. Sans eux l'agriculture devient difficile et aléatoire. Bruno Parmentier dans son livre, nous explique que les parties de la planète qui se prêtent à l'agriculture sont peu nombreuses et ne peuvent plus être étendues; de plus l'urbanisation, l'érosion et la contamination ne cessent de réduire ces terres agricoles. L'eau douce vient à manquer et devient même source de conflit dans certains pays et l'irrigation coûte chère donc ne pourra constituer l'unique solution.

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